La justice italienne

Sur la justice italienne en rapport aux événements

La manifestation antifasciste de mars 2006 à Milan – en bref

Le parti politique italien d’extrême droite Fiamma tricolore reçoit l’autorisation de manifester à Milan le 11 mars 2006, à quelques jours de la commémoration de l’assassinat de Davide Cesare, dit Dax, militant antifasciste poignardé par deux militants d’extrême droite le 16 mars 2003 à Milan.

Une contre-manifestation non déclarée s’organise donc rapidement dans les jours qui précèdent la manifestation de Fiamma tricolore. L’après-midi du 11 mars, cette contre-manifestation se heurte violemment aux forces de l’ordre sur le Corso Buenos Aires, dont une zone est ravagée dans les échauffourées. Sur les quarante-cinq personnes arrêtées, dix-huit sont condamnées à quatre ans de réclusion pour « dévastation et saccage » en juillet 2006. Devant la difficulté d’établir la preuve de la culpabilité individuelle des accusés, le procureur en a appelé à la notion de concorso morale (littéralement, le concours moral) : « Ces jeunes ont assisté à la première charge, ils étaient sur la barricade aux côtés de personnes armées et masquées. Il s’agit d’une participation significative, une adhésion à ce qui était en train de se passer ». Commettre un délit n’était dès lors plus nécessaire pour être condamné.




Analyse d’un crime d’État

La vidéo, « Analyse d’un crime politique » examine, à partir des faits de Gênes, en juillet 2001 et jusqu’à aujourd’hui, l’article 419 du code pénal « Dévastation et saccage ».

L’analyse de ce crime est donnée à travers une série de témoignages.

Les avocats qui suivent les procès de Gênes depuis plusieurs années, qui ont réalisé, à travers la collecte de matériel vidéo, un travail ardu de documentation et de reconstruction.


Le délit de « dévastation et saccage »

Article 419 du code pénal italien : « Quiconque commet, en dehors des cas prévus à l’article 285, des faits de dévastation et saccage est puni d’une réclusion de huit à quinze ans. La peine est augmentée si le fait est commis sur des armes, des munitions ou de la nourriture existant dans un lieu de vente ou de dépôt. »

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En Italie, une justice ambiguë

Une analyse de Salvatore Palidda, professeur de sociologie à l’université de Gênes qui interroge, en 2012,  les responsabilités et les stratégies mises en place dans le traitement judiciaire des événements de Gênes en juillet 2001.

Pour en savoir plus, consultez l’article de MédiaPart.


Une centaine d’années de prison confirmée en cassation contre 10 émeutiers du contre-sommet de Gênes en juillet 2001

Cet article publié sur le site Bases de données Anarchistes rend compte de l’arrêt rendu le 13 juillet 2012 , par la Cour de Cassation de Rome, lors du contre-sommet du G8 des 20 et 21 juillet 2001.   

Elle a confirmé la condamnation de 10 «émeutiers» pour «dévastation» et «pillage», avec des peines de six à quinze ans de prison (légèrement réduites par rapport à celles prononcées par la Cour d’Appel de Gênes du 9 octobre 2009).

Pour en savoir plus, consultez l’article de la Non Fides.